"Adelphe", "adelphité", sont des mots dérivé du grec adelph, qui signifie à la fois frère et sœur, comme siblings en anglais. C’est un terme neutre qui englobe des mots comme « sororité » et « fraternité » et dit plus encore puisque "adelphe" ne mentionne pas de genre. L’adelphité, les adelphes, sont des mots qu’on utilise toujours un peu plus dans les milieux queers et féministes.
Sœurs, frères, frœurs, adelphes... des mots qui nomment des liens qui nous animent, avec lesquels on lutte parfois, dans tous les sens du terme. Les demi-sœurs qu’on ne connait pas, le frère qu’on ne voit plus, nos adelphes de cœur ou de sang, de sang et de cœur, de pierre et de sang... Celleux avec lesquel·les on se sent en lien et que pourtant nous ne verrons jamais. Celles proches de nous : la famille, nucléaire, choisie, élargie, politique. La sororité, l’adelphité, le nous, qui le nous ? qu’est-ce qui se noue ? qu’est-ce qui se déjoue ?
Sources :
Sororité, collectif, coordonné par Chloé Delaume (partie écrite par Lauren Bastide), éditions Points
La vie têtue, Juliette Rousseau, éditions Cambourakis
Sur la route de West, Tillie Walden- BD, éditions Gallimard
Aperçue une dernière fois à la lisière, Amá
La petite dernière, Fatima Daas, éditions Noir sur blanc
Contrechant, Audre Lorde, éditions Les Prouesses
Métacures, Douce Dibondo, éditions Blast
Musiques :
You are my sister, Anohni and the Johnsons
Morceau inédit de Queer faith and the many
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Requin Sequin